« L’art, c’est le travail effacé par le travail »

Cette citation d’Alexis Gruss pourrait convenir à Janick. L’art, à commencer par la sculpture qu’elle pratique assidûment ; mais aussi l’accompagnement, coaching et thérapie, indispensable, dit-elle, pour se forger un socle, le socle d’une sculpture qui serait soi-même. Le travail, à corps perdu ou, plutôt, à plein corps pour cette femme née en Algérie où le corps a une importance première dans la culture. Faire du sport, toutes sortes de sports, travailler avec ses mains et modeler et accompagner les personnes dans cette modalité sont sa façon d’exprimer cette facette de sa personnalité. Toutes choses, et l’engagement corporel, et le travail, avec détermination. La détermination d’une femme née femme dans un milieu qui ne les reconnaissait guère, qui a voulu se faire reconnaître comme telle, comme une femme de valeur, mais comme une femme d’abord ; qui a voulu, toujours par le travail, dépasser la révolte et trouver ce sur quoi, dit-elle, cibler sa détermination. Qui a réussi non seulement à prouver sa valeur par la réussite dans le milieu de la communication mais aussi à y renoncer en partie pour faire ce qui compte pour elle. Des choses peut-être moins brillantes, dit Janick, mais que je peux faire avec la même solidité par l’expérience acquise. Devenir une femme, une mère d’une fille de 25 ans pour laquelle elle veut, dit-elle, être une terre d’accueil, devenir coach et thérapeute, tout cela par énormément de travail, du travail effacé par le travail, qui laisse place à une femme active, vivante et libre. Du grand art.

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